Deux baroudeuses aimant randonner et voyager : Les Géonautrices



Publié le 2020-11-30 10:00:00
Candie à Los Angeles Runyon Canyon - Crédit: Les Géonautrices

Nous sommes Enora et Candie, aussi connues sous le nom Les Géonautrices, en référence à notre blog de randonnée et de voyage. Enora est originaire de Bretagne et moi, Candie, de la région PACA. Nous vivons officiellement à Rennes à l'heure d'aujourd'hui, mais tout en restant mobiles et en nous déplaçant, sur des périodes plus ou moins longues, à travers la France. C'est moi, Candie, qui vais répondre à cet interview, car j'ai vécu plus d'expériences d'expatriations au cours de la dernière décennie.

Pourquoi êtes-vous parties à l'étranger ?
Partir à l'étranger, c'est s'ouvrir au changement, aux nouvelles perspectives et aux rencontres. Nous voulions partir à l'étranger pour vivre de nouvelles expériences, sortir de notre zone de confort et aller à la rencontre de personnes originaires de cultures et traditions différentes des nôtres.

Candie Quebrada Flechas Argentine - Crédit: Les Géonautrices

Comment avez-vous gagné votre vie sur place ? Avez-vous utilisé vos économies ou avez-vous travaillé ?
Je suis partie plusieurs fois vivre à l'étranger. Ma première expérience était en tant que fille au-pair en Angleterre. Je n'étais pas payée, mais je ne vivais pas sur mes économies non plus puisque j'étais logée, nourrie et blanchie. Je suis ensuite partie vivre au Canada où j'ai d'abord fait une formation en scénarisation. Durant cette expérience, je vivais sur mes économies, mais une fois que j'ai eu terminé ma formation, j'ai travaillé quelques mois avant de rentrer en France. Quelques années plus tard, je suis partie aux États-Unis pour faire une autre formation dans le cinéma. Cette fois-ci encore, je vivais totalement sur mes économies, puis je suis retournée au Canada où j'ai travaillé plusieurs mois.

Ensemble, Enora et moi sommes parties en Argentine en 2018 avec un PVT (Visa Vacances Travail) en poche. Nous avons fait un mix entre le volontariat où nous travaillions chez des particuliers en échange du gîte et du couvert et nous avons également travaillé dans une agence de voyage francophone basée à Salta, dans le nord-ouest du pays. De ce fait, nous avons pu économiser notre argent pour voyager plus longtemps en Amérique du Sud.

Enora Fitz Roy Argentine - Crédit: Les Géonautrices

Comment avez-vous géré la relation avec votre famille dans votre pays d'origine ?
De nos jours, grâce à internet, il est facile de communiquer rapidement via Whatsapp et Skype à travers des messages ou des appels en visio. Que ce soit donc pour mes expériences aux USA et Canada ou lorsque Enora et moi étions en Argentine, nous avons pu rester facilement en contact avec nos familles et nos amis qui vivent en France ou à l'étranger également.

Quelle est la chose que vous avez préférée en tant qu'expat en Amérique ?
Je vais mentionner l'Amérique en général, mais ce que j'ai toujours apprécié au Canada, aux USA ou en Argentine, c'est vraiment les rencontres et l'accueil que les locaux nous ont toujours réservé. J'ai toujours ressenti la bienveillance des personnes que j'ai rencontrées au cours de mes années de vie dans des pays étrangers.

Candie - Pirogue en Amazonie - Crédit: Les Géonautrices

Qu'est ce qui vous a le plus manqué ?
C'est cliché, mais c'est un fait, quand je suis à l'étranger, ce qui me manque le plus est la nourriture que nous avons en France. Il y a de très bons repas et ingrédients dans tous les pays où j'ai vécu, mais après quelques mois, la nourriture française m'a toujours manqué.

Qu'avez-vous fait pour rencontrer du monde et vous intégrer dans votre nouvelle vie ?
Aux USA et au Canada, j'ai toujours vécu en colocation, de ce fait les premiers contacts étaient toujours simples. De même lorsque j'étais à l'école comme au Québec ou à Los Angeles. Et dans les cas où j'ai moins de contact, j'aime utiliser le site internet MeetUp qui est très développé dans les pays anglophones et qui permet de rencontrer du monde à travers plein d'activités différentes. J'ai eu l'occasion de faire du Parkour avec un bon groupe à Los Angeles ou plein d'ateliers de scénarisation à Toronto par exemple.

Downtown Toronto - Crédit: Les Géonautrices

Quelle est l'habitude que vous trouviez la plus étrange dans votre (vos) culture(s) d'expatriation ?
Les Américains, dans les trois pays où je suis allée vivre, prennent bien trop souvent leurs véhicules pour se déplacer, même quand ils peuvent faire certains trajets à pied ou en vélo. J'aurais bien envie de dire à certains que l'esprit écologique n'est plus trop une 'option à l'heure d'aujourd'hui, mais je sais bien que nous n'avançons pas tous à la même allure.

Qu'est-ce qui est un mythe sur votre (vos) pays d'expatriation ?
Il y a deux gros mythes à casser à mon avis sur les pays où j'ai passé du temps.

Le premier serait que les Américains sont des égocentriques, ce qui est, en fait, l'image que nous avons des USA en France. Cette image s'avère fausse et se brise rapidement une fois que nous vivons à leur contact.

Le second mythe à casser est celui que les Argentins ne mangent que de la viande et qu'il n'y a pas de légumes en Argentine. En tant que végétariennes, plein de personnes, qui n'ont en réalité jamais mis les pieds dans ce pays, nous "prévenaient" avant de partir qu'on allait bien galérer une fois sur place. FAUX. Les Argentins, même s'ils aiment et mangent beaucoup de viande, ont également beaucoup de légumes et de plus en plus de personnes et de restaurants explorent le végétarisme.

Pourquoi avez-vous décidé de rentrer et comment, s'est passé votre retour ?
Rentrer c'est comme partir, c'est un nouveau changement et de nouvelles habitudes à prendre au retour. On rentre quand on a besoin de retrouver un peu ses racines, sa famille et ses amis, mais ça ne veut pas dire que c'est définitif également.

Mes retours, que ce soit quand je partais seule ou quand je suis partie avec Enora en Argentine, se sont toujours bien passés, car je ne rentrais pas par contrainte, mais par choix. Je rentrais aux moments où j'avais besoin de rentrer donc je le vivais bien et je rebondis toujours rapidement.

Trek Santa Cruz Perou - Crédit: Les Géonautrices

Que faites-vous maintenant ?
Nous vivons actuellement en France. Nous sommes toutes les deux entrepreneures, Enora dans la stratégie digitale et le webmarketing, moi-même dans la création de contenu photo, vidéo et rédactionnel.

Quel conseil donneriez-vous aux autres expatriés ?
Je leur dirais de partir s'ils ont envie de partir, au moins pour tester la vie ailleurs. Ça n'est qu'enrichissant, que ça se passe bien ou mal, on va toujours sortir grandi et plus fort d'une expérience à l'étranger.

Quand et pourquoi avez-vous débuté votre blog ?
Nous avons lancé notre blog à la fin de l'année 2016. Nous commencions à avoir des projets de voyages et de randonnées en commun et nous souhaitions garder une trace pour nous-mêmes, une possibilité pour nos proches de comprendre ce que nous faisions et voir les photos de nos escapades et, au passage, de partager des astuces et conseils avec des personnes intéressées par les mêmes choses que nous !

Quels bénéfices avez-vous trouvés au travers de votre blog ?
Nous avons développé de nombreuses compétences à travers la création du blog et ça a été la prise de confiance en nous pour nous lancer dans l'aventure de l'entreprenariat par la suite.

Desierto del Diablo Tolar Grande Argentina - Crédit: Les Géonautrices

Blog LinkLa fiche du blog : Les Géonautrices - Blog voyage et outdoor


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