La retraite néo-zélandaise "Superannuation" est une retraite payée par le gouvernement. Elle trouve naissance dans la loi sur les retraites de 2001 ("Superannuation and Retirement Income Act") et a été créée afin de réduire le poids de l'imposition prévue pour le financement d'un fonds de retraite général sur les futurs contribuables néo-zélandais. Comme c'est le cas dans de nombreux pays, on constate en Nouvelle-Zélande un vieillissement de la population devant conduire d'ici 2050 à un nombre deux fois plus élevés de retraités. De fait, le montant des impôts à collecter afin d'alimenter la caisse de retraite général devrait également doubler d'ici cette date.
Il n'y a pas de politique officielle pour les étrangers souhaitant prendre leur retraite dans le pays. Si vous avez un permis de résidence, obtenu sur la fin de votre vie active, vous pouvez espérer toucher une mince retraite en Nouvelle-Zélande. Dans ce cas, voici les conditions qui s'appliquent :
- Afin d'obtenir une retraite en Nouvelle-Zélande, vous devez avoir vécu dans le pays un minimum de 10 ans après vos 20 ans dont 5 après vos 50 ans.
- Certaines périodes de travail effectuées dans les pays ci-après peuvent être prises en compte dans le calcul de votre retraite néo-zélandaise grâce aux accords en vigueur avec ces pays : Australie, Canada, Danemark, Grèce, Irlande, Jersey/Guernesey, Pays-Bas et Royaume-Uni. Les ressortissants britanniques par exemple peuvent transférer leurs annuités de cotisations britanniques afin de les changer en annuités néo-zélandaises et ainsi profiter d'une retraite locale. Si vous avez cotisé dans l'un des pays ci-dessus, n'hésitez pas à télécharger la brochure en ligne sur les retraites en NZ pour plus de renseignements.
- La retraite s'élève aujourd'hui à quelques NZ$18954 brut par an si vous vivez seul et NZ$14228,76 pour chacun des époux ou partenaires d'un couple.
- La retraite perçue est imposable comme revenu.
- La retraite est calculée sur la base de vos revenus nets moyens pour une activité à plein temps à hauteur de 65% à 72.5% de ceux-ci.
- La loi néo-zélandaise autorise à travailler même au delà de l’âge recommandé de départ en retraite.
- Si vous travaillez après 65 ans, vous pouvez prétendre à un salaire ainsi qu'à une retraite.
- Toute retraite perçue d'un gouvernement étranger sera déduite de votre retraite néo-zélandaise.
- Toute retraite perçue d'un ancien employeur basé à l'étranger pourra vous parvenir en plus de votre retraite locale à taux plein.
La retraite complémentaire des salariés français
Pour permettre aux salariés français expatriés de conserver leurs droits, 3
organismes spécialistes proposent une protection sociale dans une continuité
totale avec les régimes français:
- La CFE : caisse d'assurance volontaire et organisme
de Sécurité Sociale dédié aux expatriés, couvre les risques maladie, maternité,
invalidité, accidents du travail, maladies professionnelles et vieillesse,
- La CRE et l'IRCAFEX :
institutions spécialistes de la retraite complémentaire des expatriés, fonctionne
dans le cadre des régimes ARRCO et AGIRC,
- Le GARP : Groupement des Assedic de la Région Parisienne,
recueille les cotisations obligatoires ou volontaires pour l'assurance chômage
des salariés expatriés.
Le tableau ci dessous reprend les principales équivalences au système francais:
| |
EN FRANCE |
HORS DE FRANCE |
| Retraite de base |
CNAV (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse) |
CFE (Caisse des Français de l'Etranger) |
| Retraite complémentaire |
Institutions ARRCO/AGIRC |
CRE-IRCAFEX (Institutions ARRCO et AGIRC spécialistes
des expatriés) |
| Maladie, maternité, invalidité, accident du travail,
maladie professionnelles |
SECURITE SOCIALE |
CFE |
| Assurance chômage |
ASSEDIC |
GARP |
Renseignez-vous auprès de la Caisse des Français de l'étranger
(CFE : http://www.cfe.fr)
et du groupe Taitbout (http://www.taitbout.fr).